Vers une approche interculturelle sur « les stéréotypes des français » du point de vue des vietnamiens

  • Số trang: 53 |
  • Loại file: PDF |
  • Lượt xem: 15 |
  • Lượt tải: 0
minhtuan

Đã đăng 15929 tài liệu

Mô tả:

UNIVERSITÉ DE CANTHO FACULTÉ DES SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES Département de français VERS UNE APPROCHE INTERCULTURELLE SUR « LES STÉRÉOTYPES DES FRANÇAIS » DU POINT DE VUE DES VIETNAMIENS Mémoire de Licence de français Étudiante : NGUYỄN KHÁNH NGỌC Code d’étudiant : 7106897 Promotion : 36 Directrice de recherche : Mme NGUYỄN NGỌC PHƯƠNG THẢO Avril 2014 REMERCIEMENTS  Tout travail de recherche n'est jamais totalement l'œuvre d'une seule personne, à cet effet, je tiens à exprimer ma sincère reconnaissance et mes vifs remerciements à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à l'élaboration de ce travail. Je tiens d’abord à remercier Madame NGUYEN NGOC PHUONG THAO, Enseignante à l’Université de Cantho, qui m'a donné des aides précieuses pour ce travail et qui m’a fait partager ses brillantes intuitions. Qu’il soit aussi remercié pour sa gentillesse, sa disponibilité permanente et pour les nombreux encouragements qu’elle m’a prodigués. Ensuite, j’adresse tous mes remerciements à tous les enseignants du Département de français qui m'ont crée des conditions favorables au cours de mes études, fourni des livres indispensables à ma recherche et des connaissances pour la réalisation de ce travail. J’exprime aussi mes remerciements profonds à ma famille qui m’a toujours encouragée pendant tout mon processus d’études. Enfin, je tiens à remercier tous les amis de la promotion 36, pour leur accueil, leur sympathie ainsi que leurs idées constructives. 1 TABLE DES MATIÈRES  REMERCIEMENTS .............................................................................................. INTRODUCTION .................................................................................................4 CHAPITRE 1 ...................................................................................................................8 CADRE CONTEXTUEL ................................................................................................8 1.1. CONTEXTE DU VIETNAM ACTUELLEMENT ...............................................8 1.2. L’INTERCULTUREL DU VIETNAM ET DE LA FRANCE .............................8 CHAPITRE 2 .................................................................................................................12 CADRE THÉORIQUE ..................................................................................................12 2.1. LE STÉRÉOTYPE ..............................................................................................12 2.2. CULTURE ...........................................................................................................14 2.3. INTERCULTUREL ...........................................................................................16 2.4. CIVILISATION ..................................................................................................17 2.5. AUTRES..............................................................................................................18 2.5.1. Le geste..........................................................................................................18 2.5.2. Le cliché ........................................................................................................19 2.5.3. Habitude ........................................................................................................20 2.5.4. L’attitude .......................................................................................................21 CHAPITRE 3 .................................................................................................................23 ENQUÊTE EMPIRIQUE ..............................................................................................23 3.1. MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE........................................................23 3.1.1. RECUEIL DE DONNÉES ............................................................................23 3.1.1.1. Sujet de recherche ....................................................................................23 3.1.1.2. Choix de l’entretien .................................................................................24 3.1.1.3. Structure et passation de l’entretien .........................................................26 3.1.2. MÉTHODE D’ANALYSE ...........................................................................27 3.2. TRAITEMENT DES DONNÉES .......................................................................27 3.3. RÉSULTATS ET ANALYSE DES DONNÉES ................................................28 2 3.3.1. La réalité du français au Vietnam. ................................................................ 28 3.3.2. Aiment-ils visiter la France ? ........................................................................29 3.3.3. L’impression sur la France ............................................................................31 3.3.4. Les commentaires sur les Français. ...............................................................32 3.3.5. L’habillement des françaises .........................................................................35 3.3.6. Mauvais point des français au point de vue des vietnamiens ........................36 CHAPITRE 4 .................................................................................................................38 PROPOSITIONS ...........................................................................................................38 CONCLUSION....................................................................................................40 BIBLIOGRAPHIE.................................................................................................. ANNEXE.................................................................................................................. 3 INTRODUCTION  À l'heure actuelle, le Vietnam est en train de promouvoir le processus d'intégration internationale. Ce processus se déroule dans de nombreux aspects tels que l'économie, la culture, l'éducation, l’assistance médicale,… nous pouvons facilement d'être en mesure de communiquer et d'échanger avec les étrangers, leur présenter notre pays, découvrir le leur tout en partageant des connaissances et expériences enrichissantes. Selon le livre Dictionnaire de didactique du français a la définition de la culture: “Culture est un concept qui peut concerner aussi bien un ensemble social (ou même une société) qu’une personne individuelle. C’est écrit le sociologue, “la capacité de faire des différences”, légitimer des distinctions consiste à élever ses propres préférences, ou celles de son groupe, au rang des préférences meilleures, celles qui dominent toutes les autres, celles par rapport auxquelles s’établit la hiérarchie des valeurs”. Notre pays s’est intéressé toujours au développement culturel, construire une culture avancée profondément imprégné de son identité nationale. Les humains créent la culture, l'une des valeurs culturelles est créées par les humains est soi-même - la culture humaine. Ainsi, pour promouvoir l'image et la culture du Vietnam au monde et pour les étrangers sont de plus en plus proches, je pense que nous devons apprendre leur culture avant, notamment en aspect d’humain. Je choisis la France, parce que grâce à les cours de la matière La culture française depuis 2 ans au Département de français de la faculté de science humain et social de l’Université de Can Tho, nous avons donné une affection particulière à ce pays et ses habitants. La France a une culture antique et est l'un des berceaux de la culture européenne. 4 De nos jours, la France est devenue une partenaire économique principale du Vietnam. L'assistance effective de la France dans le domaine de la coopération au développement et de l'éducation a contribué positivement à la réduction de la pauvreté, développer l’économie – le social et la durabilité du Vietnam ces dernières années. Le 2013 est l’année de l’amitié du Vietnam – France, il a ouvert une série d'activités de collaboration, échange à grande échelle, en particulier dans le domaine d’économique et culturel. Chaque année, le nombre de visiteurs d’étrangers au Vietnam augmente fortement. Ils viennent de différent pays et des buts variés. Les français ont aussi une grande proportion de visiteurs internationaux du Vietnam pour voyager, apprendre et étudier dans le lycée ou l’université, le travail, l’immigration, etc. Actuellement, il y a beaucoup de bénévoles enseigner dans la pédagogie française de l’Université de Can Tho. Jusqu'à présent, les vietnamiens ne connaissent que les français à travers les informations des médias, des livres, des films. Dans le livre «Esquisses pour un portrait de la culture française » écrit que le français s'intègrent facilement dans la vie sociale. Ils ouvrent, embrassent sur le joue quand ils se rencontrent, amical et son humour très intéressant. L’homme français est galant, romantique, poli. La femme est belle, intelligent et charmant. Kuniko Tsutsumi - le représentant du groupe d’économique japonaise Seibu en France a remarqué: “J'apprécie grandement des femmes françaises, plus que les hommes. Les femmes françaises sont en plein de maturité, généreuses et sympathie”. (KUNIKO TSUTSUMI, Esquisses pour un portrait de la culture française, 1997, p.82) Donc, nous devons vérifier ce problème, trouver le stéréotype du français, examiner la question de savoir la pensée des vietnamiens. Pour ce faire, on a une question : 5 - Comment la réflexion des vietnamiens avec les français est influencée par le phénomène des interactions culturelles entre la France et le Vietnam? Colonisé par la France pendant 82 ans (1858 – 1940), le Vietnam est influencé plus ou moins par la culture française. Cette influence se représente dans plusieurs domaines et affecte aussi la réflexion de certains des vietnamiens aux français. La question a été posée: - Est-ce que la guerre France – Vietnam au passé a provoqué une mauvaise influence du point de vue des vietnamiens aux français? Posée l’hypothèse que les vietnamiens n'aiment pas les français et estiment qu'ils sont vides. Les personnes âgées ont des grands préjugés à leurs. Peut-être les grandsparents n’oublient pas la guerre au passé ou ils ont vu les jeunes français actuels sont arbitraires, représentent ses sentiments n’importe où, non-conformité avec la culture du Vietnam. Les jeunes vietnamiens ont mentionné que les français sont très affétés avec la politesse et souvent dénigrent et ironisent ceux qui ne savent pas le type de politesse bourgeoise. Il y a beaucoup d'opinions divergentes, donc nous devons analyser pour vérifier cette hypothèse est vraie ou fausse. La raison pour laquelle nous avons fait ce travail, non seulement d'attendre une réponse satisfaisante mais il y a aussi un document pour nos futures études supérieures ou ceux qui sont l’intéressé. Le titre de notre mémoire de licence: Vers une approche interculturelle sur « Les stéréotypes des français du point de vue des vietnamiens ». Pour répondre aux questions en dessus, mon rapport sera diviser en 3 parties principales: - La première partie consacrée à la présentation du cadre théorique de ma recherche, les définitions abstraites, la relation réalité du Vietnam – France, la similarité culturelle entre la culture vietnamienne et la culture française. 6 - À partir du cadre théorique, nous continuons avec la deuxième partie est présenter l’analyser du corpus. Nous commençons par l’analyse des données recueillies à partir des questionnaires. L'objectif est d'examiner les réflexions et les impressions de l'objet de recherche avec les français. - Sur la base des analyses menées, la troisième partie, nous terminons ce travail en proposant quelques propositions pour le développement culturel au Vietnam. En conclusion, nous espérons que notre travail donnera une réponse pertinente et intéressante, profitable dans le domaine de la culture. 7 CHAPITRE 1 CADRE CONTEXTUEL 1.1. CONTEXTE DU VIETNAM ACTUELLEMENT Avec le processus de mondialisation, l'intégration internationale se passe très fort, l’interculturel devient un phénomène inévitable que toute la culture dans le monde ne peut pas rester à l'extérieur. Si chaque culture veut développer, à côté de la tenue, on doit ouvrir la porte culturel pour recevoir de l’air nouvelle et progressive pour enrichir notre valeur culturelle, en même d'ouvrir d’occasion de promouvoir notre image culturelle dans le monde. Alors, dans la vie moderne, tout les pays sont intéressés par l'impact de l'acculturation. Le Vietnam a une culture distinguée et ancienne qui est inhérent à l’histoire et au développement de la population. Les différences dans le terrain, le climat, la répartition d’ethnique et la population ont créé des régions culturelles qui ont les propres caractéristiques au Vietnam. De plus, avec l’influence de la Chine dans le passé, l'influence de la France au 19ème siècle, l'Occident au 20è siècle et la mondialisation du 21e siècle, Vietnam a des modifications culturelles de la période de l'histoire. Il a perdu quelque aspect culturel mais aussi a ajouté des autres aspects à la culture vietnamienne. Pour plus adapter à notre recherche, nous choisirons d'apprendre l’étape que la culture vietnamienne contacte à la culture française. 1.2. L’INTERCULTUREL DU VIETNAM ET DE LA FRANCE À la fin du 19ème siècle, les Français ont envahi le Vietnam et ont construit le régime colonial avec la forme différente dans trois régions. Alors, les Vietnamiens s’approchent la culture française non seulement à travers les commerçants ou missionnaires, ils ont commencé à vivre avec elle dans des situations différentes, peut8 être sous la forme contrainte, spontanée ou volontaire. Puis, un processus d'interculturel s’est passé et il a changé beaucoup de conceptions, d’habitude, de coutume, de religion, de pensée, ... du Vietnamien. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas irréfragable de l'influence positive de la culture française à la culture Vietnamienne, mieux représenté dans le domaine éducatif. Le système éducatif du français a renouvelé effectivement la conscience d’ethnie. Cela se trouve à l'enseignement français, il est opposé avec la culture traditionnelle du Vietnam. La première est une analyse, un confucianiste ne peut pas la connaître. Dans le passé, pour écrire le sinogramme, on ne sépare pas le nom ou le verbe, le sujet ou le prédicat comme le français, on apprend au cœur certain de type de phrase d’après les livres, puis on a mis en phrase. Le deuxième est la critique. L’apprentissage français est différent avec l’apprentissage ancien du Vietnam : les enseignants présentent objectivement, permettent les élèves qui peuvent donner leurs opinions indépendantes ou différentes avec leurs enseignants. Auparavant, une opinion que le confucianisme se croit qui est vraie, alors les élèves doivent avoir la confiance avec cela; une opinion que le confucianisme se croit qui est fausse, alors cela est faux. La troisième est une série de principes qui n’a jamais dans l'ancien régime: la science, la démocratie, la liberté, les lois, le progrès, l’économie de marché, le concept individuel. Il est opposé avec le système de principes anciens: le respect des normes, la monarchie, la hiérarchie, la politesse, l’économie autarcique, centrée autour de la notion de personnalité. « Mais la plus grande contribution de la culture française au Vietnam ne sont pas les objets, les œuvres, mais l'esprit de la France, mais moins de personne le remarque… »1 Nous pouvons dire que la culture française a apporté des changements positifs de la pensée et la vie des vietnamiens dans l'époque féodale. Cependant, l’existence du 1 PHAN NGOC, « Sự tiếp xúc văn hoá Việt Nam với Pháp », Văn hoá thông tin & Viện văn hoá , 2006. 9 confucianisme au longtemps qui a causé un effet profond des vietnamiens, quelques préjugés sont difficiles à supprimer. En France, les femmes doivent être respectés, elles peuvent travailler et étudier, avoir l'égalité dans le travail, dans la famille ... En plus, dans la famille, l'enfant à la maturité pourrai vivre indépendante, ne dépend pas avec leurs parents. Cela peut aider les jeunes à avoir l’autonomie et un esprit agile. Cependant, au Vietnam, bien qu’il y ait le droit de femme et l'égalité des femmes et des hommes, mais aujourd’hui, l’idée « respecter de l’homme et mépriser de femme » existe encore dans la pensée et les actions de beaucoup de gens. Cette opinion est considérée comme l’homme est plus important que les femmes. C'est l'un de l'influence négative du confucianisme féodal. Les trois liens sociaux, les cinq vertus cardinales du Confucius écrit que seulement le père, le mari dans la famille peut décider tous. La femme n'est pas respectée, elle fait toujours le ménage, sans être éducation. Alors, actuellement, il y a beaucoup de familles qui essaient d’avoir le fils et l’enfant doit apporter le nom du père. Le fils de la famille vivent ensemble avec leurs parents jusqu'au mariage, mais la fille doit vivre à chez mari. Dans le domaine social, l’homosexualité au Vietnam est un sujet très attirant. La majorité des personnes a des fausses idées et s’éloigner pour les homosexuels. Bien qu’il y ait beaucoup de gens appeler au social qui a l’attitude positive avec les homosexuels, mais ils n’étaient préoccupés vraiment pas à cause de l’influence du Confucianisme. Selon Confucius, l'homme doit se marier et naître un héritier. Ainsi, il est difficile pour accepter quand le parent vietnamien a un enfant homosexuel. En France, la société a commencé à accepter les homosexuels, le mariage homosexuel ou mariage entre personnes de même sexe est autorisé en France. Les couples homosexuels ou hétérosexuels ont également la possibilité de signer un pacte civil de solidarité (PACS) ou de s'établir en concubinage. Cependant, l'un et l'autre n'offrent les mêmes garanties juridiques que le mariage civil. Cela les aide avouer leurs sexes et vivre ensemble en librement. Voici c’est un exemple pour justifier ce problème : « Vincent Austin et Bruno Boileau ont échangé un "oui" historique. Mercredi 29 mai, peu après 18 heures, ils ont 10 été officiellement unis par les liens du mariage : le premier entre deux personnes de même sexe en France. Onze jours après la promulgation de la loi Taubira, quelque 500 invités étaient attendus pour célébrer leur union, consacrée par la maire PS de Montpellier Hélène Mandroux »2 Ensuite, un problème est aussi attiré, c’est l’union libre entre les jeunes actuels. Ce phénomène est les couples qui vivaient ensemble comme le ménage, mais il n’a pas le mariage ou l'enregistrement du mariage. L’implantation de la culture occidentale, surtout la France, a conduit à des jeunes actuels qui sont faciles aux relations avant le mariage, alors l’union libre est de plus en plus populaire. Cette situation a des avantages et aussi des inconvénients. Mais pour quelle raison, l’implantation de cette culture n'est pas accueilli parce qu’il ne correspond pas avec les traditions culturelles de notre pays. Au contraire, en France l’union libre est l’autre grand mode de vie en couple. Elle s’est développée dans les années en 1970 et concerne aujourd’hui 15% en couple. C’est une manière de mieux respecter la liberté individuelle dans le couple ; c’est un phénomène qui se rencontre surtout dans les villes de la France. Bien que le temps a directement influencé par la culture française environ plus de 60 ans, mais il a contribué ni moins à la construction de la culture du Vietnam avancée et moderne. Maintenant, nous entrons dans un nouveau contact culturel. La France avait la différence, et le Vietnam était changé aussi. Cependant, l'acceptation de la quintessence de la culture humaine joue toujours un rôle important, en aidant le pays à s'intégrer dans international et contribuer au maintien, la protection et la promotion de la qualité culturelle et ethnique. D’après Lemonde.fr, « Le premier mariage homosexuel a été célébré en France », http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/05/29/le-premier-mariage-homosexuel-a-eulieu_3420447_3224.html , consulté le 10/3/2014. 2 11 CHAPITRE 2 CADRE THÉORIQUE Pour bien comprendre de notre mémoire, nous vous donnerons quelques notions des termes liés à notre recherche. Ces notions vous aideront à mieux comprendre non seulement le sens simple du mot, mais aussi les positions théoriques que nous les ferons la synthèse à partir de nombreuses sources différentes. 2.1. LE STÉRÉOTYPE Comme vous le savez, le titre de notre mémoire de licence est : “ Le stéréotype des français à travers le point de vue des vietnamiens”, alors pour bien comprendre le mot le stéréotype, nous vous donnerons quelques définitions suivant: La Direction de l’Égalité des Chances de la Communauté française définit le stéréotype comme « un ensemble de croyances socialement partagées concernant des traits caractéristiques des membres d’une catégorie sociale ». Autrement dit, le stéréotype se concentre sur les traits caractéristiques d’une catégorie sociale, sur les éléments distinctifs reconnaissables. Le stéréotype regroupe les généralités propres à un groupe social afin de créer une association stable d’éléments, une unité systématique associée à ce même groupe social.3 “Un stéréotype consiste en une représentation “cliché” d’une réalité (individu, paysage, métier, etc.) qui réduit celle-ci à un trait, à “une idée toute faite”. Il est donc une vue partielle et par conséquent partiale de cette réalité. Le stéréotype ne doit pas être confondu avec ce qu’il représente, mais il est important de noter qu’il en fait partie. La tour Eiffel, par exemple, est pour des millions d’êtres humains un stéréotype de Paris et même de la France, mais elle ne suffit pas à les caractériser, même si elle L’asbl CEFA, Qu’est-ce qu’un stéréotype appliqué au genre?, 7-2009 http://www.asblcefa.be/cefa/images/pdf/analyse09.pdf, consulté le 15 mars 2014. 3 12 contribue aussi à les définir. S’il est vain, pédagogiquement, de vouloir lutter contre les stéréotypes, qui sont plus puissants et plus enracinés que leurs objets, il est indispensable néanmoins de les compléter et de montrer ainsi qu’ils ne représentent qu’un aspect de la réalité considérée” 4 Selon Encyclopedia universalis, “la notion de stéréotype apparaît dans le domaine des sciences sociales avec le développement de la théorie des opinions. Elle recouvre, en tant que concept scientifique, une série de faits dont l'importance avait été perçue dans le passé, mais sans qu'on ait pu les relier entre eux de façon rigoureuse, ni en saisir toutes les implications”.5 Certaine d’exemple du stéréotype du français : - En France, tout le monde porte des rayures, un foulard rouge, un béret et une baguette. - En France, notre alimentation est à base de croissants, de fois gras, d’ail et d’oignons et nous ne buvons que du vin rouge ou du champagne. - Les taxis et les serveurs sont grossiers. - On est toujours en grève ou en vacances. Le mot de « stéréotype » est utilisé par plusieurs disciplines, où il renvoie à des notions diverses. En psychologie sociale, le stéréotype est une représentation partagée (vraie ou fausse) qui détermine pour partie notre perception du monde et les comportements que nous pouvons adopter à l'égard d'autrui. L'idée que les Allemands sont disciplinés, ou celle selon laquelle les femmes ont plus d'intuition que les hommes, sont des stéréotypes.6 En stylistique, le stéréotype est une formulation peu originale, faiblement créative (le « tapis de feuilles mortes» à l'automne, la ville comme « fourmilière humaine »...). 4 JEAN-PIERRE C., Dictionnaire de Didactique du Français langue étrangère et seconde, JPMsa, France, Janvier 2006, pp.224-225. 5 XAVIER R., « Un phénomène de répétition », Stéréotypes sociaux, Encyclopedia Universalis. 6 RUTH A. et ANNE H., Stéréotypes et clichés, Nathan Université, 1997, pp.128. 13 En linguistique, le stéréotype renvoie à l'idée de figement, comme on le trouve dans les expressions « à tort et à travers » ou « être sous les drapeaux ». Le linguiste s'intéresse au stéréotype en tant qu'il a des caractéristiques syntaxiques et sémantiques particulières. On définit ici les stéréotypes comme des croyances partagées concernant les caractéristiques personnelles, généralement des traits de personnalité, mais souvent aussi des comportements, d’un groupe de personnes7. Pour Campbell, les groupes varient en entitativité, en unité. Selon lui, 3 critères président à cette dernière : le fait de partager un Destin commun, la Ressemblance entre les membres du groupe, et leur Proximité physique : si les personnes d’un groupe se ressemblent, si elles sont proches les unes des autres, si elles ont un destin commun, alors le groupe est entitatif, une unité. Selon Campbell, cette dernière est objective. Dans nos recherches toutefois, nous ne nous intéressons pas à l’entitativité réelle, mais à l’entitativité perçue.8 Un stéréotype est donc une image préconçue qui vise à catégoriser par l’amplification ou la réduction à partir d’une caractéristique unique. Les stéréotypes peuvent être positifs ou négatifs, ils ne sont qu’une interprétation de la réalité et biaisent l’objectivité. On voit que le stéréotype, malgré ses différentes acceptions, présente un trait commun : il n'est pas une production singulière. Au contraire, il naît de la circulation et de la répétition au sein d'une communauté de parole ou de pensée. 2.2. CULTURE Ao dai, le tambour en bronze ; respecter le professeur, les personnes âgés, le parent ; plein de vaillance lutte contre des envahisseurs… cela c’est une partie de la culture Vietnamien. LEYENS, J.-PH., YZERBYT, V. & SCHADRON, G., “Stereotypes and social judgeability”, dans W. STROEBE & M.HEWSTONE (dirs.), European Review of Social Psychology, Chichester Wiley, 1992, vol.3, pp.91-120. 8 CAMPBELL,“Common fate, similarity, and other indices of the status of aggregates of persons as social entities”, Behavioural Sciences, D.T, 1958, pp.14-25. 7 14 Dans le Dictionnaire de Didactique du Français a expliqué que : “Culture est un concept qui peut concerner aussi bien un ensemble social (ou même une société) qu’une personne individuelle. C’est, écrit le sociologue, “la capacité de faire des différences”. C’est-à-dire de construire et de légitimer des distinctions (distinguer, être capable de ne pas confondre, être distingué par les autres) ; légitimer des distinctions consiste à élever ses propres préférences, ou celles de son groupe, au rang des préférences les meilleures, celles qui dominent toutes les autres, celles par rapport auxquelles s’établit la hiérarchie des valeurs. Plus on est cultivé, plus nombreuses sont les distinctions qu’on est capable d’instaurer ; ou, réciproquement, plus fines sont les distinctions qu’on est capable de repérer, plus on accède à un rang culturel élevé. Par exemple, en bas de l’échelle de la culture, on commence par ne pas confondre Balzac et Platini, puis un peu plus haut, Balzac et Stendhal, puis, encore plus haut, Eugénie Grandet et le Père Goriot, puis, au-dessus, chacune des filles du Père Goriot, etc. » 9 Dr.Trần Ngọc Thêm a définit : «Văn hóa thường được xem là bao gồm tất cả những gì do con người sáng tạo ra»10, cela signifie que la culture est souvent considérée comme tout ce que l’homme a créé. L’UNESCO définit la culture au sens large comme : «La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances ». En France, c’est au milieu du 20e siècle que la définition de la culture collective se développe, se rapprochant alors du concept de civilisation. Sous ce terme, on place généralement les arts, le langage et les techniques..11 9 JEAN-PIERRE C., Dictionnaire de Didactique du Français langue étrangère et seconde, JPMsa, France, Janvier 2006, pp.63-64. 10 TRAN NGOC THEM, « Phác thảo chân dung văn hóa Việt Nam », Khái luận về văn hoá, Chính trị Quốc gia, Hà Nội, 2000. 11 L’UNESCO, Déclaration de Mexico sur les politiques culturelles, Conférence mondiale sur les politiques culturelles Mexico City, 26 juillet - 6 août 1982. 15 2.3. INTERCULTUREL Etymologie : du latin inter : entre, parmi, avec un sens de réciprocité et de culturel : issu du latin cultura, culture, agriculture, dérivé du verbe colère, habiter, cultiver.12 Pour ce terme, le Dictionnaire de Didactique du Français13 a expliqué très clairement : Le mot d’interculturel a été forgé au début des années 1970 en une époque où la massification scolaire, enfin officielle, rendait l’école plus sensible aux problèmes éducatifs propres aux enfants d’origine étrangère. Tous les enfants, en effet, étaient porteurs de leur culture propre, incomparable, mais l’action de la Troisième République avait contribué à l’illusion que l’école dispensait à tous, par-dessus les différences individuelles, une culture commune : savoir lire, écrire, compter ; la géographie et l’histoire de la France ; la morale et l’éducation civique. Or, avec les enfants étrangers et leur immersion dans la grande masse scolaire, il n’était plus possible de faire l’économie des cultures différentes présentes dans l’enceinte éducative. Il devenait de plus en plus clair aux regards progressistes que, comme la société, la citadelle scolaire devenait multiculturelle et qu’il incombait à cette institution de faire participer tous et toutes à une même référence culturelle sans que chacun perde de vue la sienne propre. Or une société pouvait être multiculturelle par simple juxtaposition des cultures qui vivaient en son sein, sans qu’il y ait de communication entre celles-ci. C’était ce qu’incarnaient les ghettos ou la vie communautaire séparée de la vie proprement commune. Une société simplement multiculturelle restait dans sa rigidité. Un point positif cependant consista, à l’époque, à considérer que toute société était bel et bien devenue, désormais, multiculturelle. Toutefois la simple juxtaposition ne constituait en rien une solution au fonctionnement social cohérent. Le multuralisme, fondamental, ne suffisait pas. C’est alors que quelques-uns, une extrême minorité d’ailleurs vilipendée 12 Toupictionnaire : le dictionnaire de politique http://www.toupie.org/Dictionnaire/Interculturel.htm, consulté le 15 mars 2014. 13 JEAN-PIERRE C., Dictionnaire de Didactique du Français langue étrangère et seconde, JPMsa, France, Janvier 2006, pp.136-138. 16 de toutes parts, fondèrent le concept d’interculturel qui, à leurs yeux, possédait un sens radicalement différent. Et d’ailleurs, les opposants ne s’y trompèrent pas et dénoncèrent l’interculturalisme comme un mythe d’une part et un danger d’autre part. C’est que l’interculturalisme affirmait que l’important était le préfixe inter-, qui permettait de dépasser le multiculturel. L’interculturel, en effet, suppose l’échange entre les différentes cultures, l’articulation, les connexions, les enrichissements mutuels. Loin d’être un appauvrissement, comme les conservateurs l’affirmaient, le contact effectif de cultures différentes constitue un apport où chacun trouve un supplément à sa propre culture (à laquelle il ne s’agit bien sur en rien de renoncer). Pour être plus compréhensible, Interculturel concerne les contacts entre différentes cultures ethniques, sociales,…dans le monde14. L’interculturel ont des avantages mais aussi des inconvénients, par exemple aujourd’hui, le courant des photos nues pour « protéger l’environnement » se passe fortement. Il y a beaucoup de chanteurs, acteurs célèbres qui le répondent. Une jeune actrice Quynh Nhu est un exemple typique des effets négatifs de la culture occidentale. 2.4. CIVILISATION Nous avons une série de définitions de la civilisation suivant : « Inventeur n. Personne qui fait un ingénieux arrangement de roues, de leviers et de ressorts, et qui croit que c’est la civilisation »15 « Une civilisation est un mode d’être, établi historiquement, et qui constitue une totalité, faite de cohérences et de contradictions. Elle se définit surtout par différences avec d’autres civilisations (plus vagues et plus floues que des cultures) »16 14 http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/interculturel/43654?q=interculturel#431840, consulté le 15 mars 2014. 15 AMBROSE B., Le Dictionnaire du Diable, Voix d’encre, 2008. 16 JEAN-PIERRE C., Dictionnaire de Didactique du Français langue étrangère et seconde, JPMsa, France, Janvier 2006, pp.42 17 « La civilisation est quelque chose d’imposé à une majorité récalcitrante par une minorité ayant compris comment s’approprier les moyens de puissance et de coercition. »17 « La civilisation, au vrai sens du terme, ne consiste pas à multiplier les besoins, mais à les limiter volontairement. C'est le seul moyen pour connaître le vrai bonheur et nous rendre plus disponible aux autres. Il faut un minimum de bien-être et de confort ; mais, passé cette limite, ce qui devait nous aider devient une source de gêne. Vouloir créer un nombre illimité de besoins pour avoir ensuite à les satisfaire n'est que poursuivre du vent. Ce faux idéal n'est qu'un traquenard »18 Le progrès de la science et de la technologie, l’écriture, le langage, la richesse, l’éducation,… tout est la civilisation. La notion de la civilisation n'est que la relativité, elle n’a pas de valeur absolue. 2.5. AUTRES 2.5.1. Le geste D’après le Dictionnaire de Didactique du Français langue étrangère et seconde la première association de chercheurs et de praticiens du français langue étrangère et seconde en France, le geste est définie comme suit: “La compétence de communication englobe nécessairement une ou plutôt des compétences gestuelles: la reconnaissance des mimiques et des mouvements corporels (épaules, mains, etc.) et l’intégration d’attitudes fondamentales (telles que la surprise, le doute, l’ignorance, l’évidence, l’impuissance), l’interprétation et la production volontaire des emblèmes gestuels et la perception et l’usage inconscient des configurations non verbales récurrentes qui accompagnent l’argumentation”19 17 SIGMUND F., L’avenir d’une illusion, Internationaler Psychoanalytischer Verlag, Paris: PUF, 1927. 18 MAHATMA G., Lettre à l'âshram, Albin Michel (Ed.), Paris, 1971. 19 JEAN-PIERRE C., Dictionnaire de Didactique du Français langue étrangère et seconde, JPMsa, France, Janvier 2006, pp.116-117. 18 D’après Le dictionnaire Larousse, le geste est “un mouvement du corps, principalement de la main, des bras, de la tête, porteur ou non de signification”. La deuxième définition: “Manière de mouvoir le corps, les membres et, en particulier, manière de mouvoir les mains dans un but de préhension, de manipulation” 20 Selon Wikipédia, le geste est un signe manuel ou corporel qui permet d'illustrer les mots du langage, de les compléter ou de les appuyer. Le geste peut aussi être utilisé pour remplacer la parole. On distingue différentes catégories de gestes : certains apportent une information sur le message (par exemple en l'illustrant, en soulignant un point-clef). D'autres apportent plutôt des indices sur les intentions ou émotions du locuteur (par exemple s'il est embarrassé). Les gestes forment une partie importante de la communication non verbale. “Les attitudes, gestes et mouvements du corps humain sont risibles dans l'exacte mesure où ce corps nous fait penser à une simple mécanique”21 2.5.2. Le cliché “Le cliché est un mot de passe commode en conversation pour se passer de sentir” – Max Jacob Le cliché, est une figure de style qui consiste en l'emploi d'une expression « stéréotypée » et banale à force d'utilisation dans la langue. La simple répétition d'une telle image banale conduit au cliché, lorsque celle-ci est reconnue par la communauté linguistique. Le nombre de clichés est très étendu, sachant qu'ils varient d'une époque à l'autre et d'un groupe linguistique à l'autre. Les effets sont souvent variables et relativement proche de l'ironie; elle est proche de figures comme le lieu commun, le stéréotype et le poncif. D’après le dictionnaire Larousse22 , il y a 4 définitions du cliché: 20 http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/geste/36848?q=le+geste#36789, consulté le 15 mars 2014. 21 FÉLIX R., De l’habitude, Allia, Paris, 2007. 22 http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/clich%C3%A9/16515?q=clich%C3%A9#16381, le 15 mars 2014 19
- Xem thêm -